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dieu - Page 11

  • Regards

    mon coeur mis à nu.jpg

     

    C’est amusant, à la fin.

    Les images ont tout envahi, semblent évidemment autorisées. On peut tout montrer, fiction ou réalité ; guerres, viols, meurtres, charniers, opérations médicales. La parole en revanche semble presque interdite. Il faut, dès lors qu’on s’attache à certains sujets graves, et la mode peut fort bien réputer grave, à n’importe quel moment, n’importe quel sujet, délaver des euphémismes qu’auront précédés de plâtreuses circonvolutions oratoires.

     

    Badinons donc.

    Il faut bien vivre avec son temps.

     

    La pornographie règne, dans toutes ses dimensions ; non moins qu’elle est indifférente. La parole, elle, n’a jamais été tant crainte ; au point qu’il nous la faut bannir.

    Renouvellement et originalité incessants d’un côté. Identité – dans les deux sens – de l’autre.

    Pouvoir d’un côté. Puissance de l’autre.

     

    Silence.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Piège

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous vivions sur de béantes contradictions.

    Il ne s’agissait pas de les résorber, mais simplement de les donner à voir pour ce qu’elles étaient.

     

    Cela n’a pas suffi.

     

    Eclairer l’abîme, peut-être, n’est pas à échelle d’homme.

    – Mais, il n’y a rien à voir…

    – Peut-être, mais c’est cela qu’il faut voir.

    Eh bien, ça ne marche pas.

     

    On se trouve fier du piège, on s’est seulement piégé.

     

     

  • Corruptions...

    D’autre part, s’il prend conseil de plusieurs, jamais il ne les trouvera d’un même accord, et lui, s’il n’est de très bon jugement, ne les pourra bien accorder ; de ses conseillers chacun pensera à son profit particulier et lui ne les pourra corriger ni connaître.

    Machiavel, Le Prince, XXIII, Comme l’on doit fuir les flatteurs

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  • La route, de Cormac McCarthy

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    Ce qui est saisissant, dès les deux premières pages de La Route, c’est l’impression très forte, très nette, qu’aucun écrivain français n’aurait pu écrire aujourd’hui deux pages comparables, ni au surplus les achever ainsi :

    Il ne savait qu’une chose, que l’enfant était son garant. Il dit : S’il n’est pas la parole de Dieu, Dieu n’a jamais parlé.

     

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  • Bonjour

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    Je n’ai jamais bien compris au nom de quelle saloperie l’humour devrait être drôle.

     

    Evidemment, adolescent, j’ai dû trouver, au moins quelques heures, que la politesse était de l’hypocrisie ; ce qui est d’un crétin parfaitement convenu, le crétinisme non plus que l’intelligence n’échappant à la convention.

     

    Mais finalement, que deux personnes puissent se dire bonjour sans penser à mal, c’est-à-dire, le plus souvent, sans penser à rien, m’apparaît une forme supérieure d’humour.

     

     

     

     

    Quand je pense, Dieu rit – dit un proverbe juif.

    Il doit donc beaucoup pleurer.