25/12/2012
Mammon

05:24 Publié dans Fusées | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poème, alèquesandrins, noël, christ, dieu, mammon, argent, ordre, désordre, capitalisme, christianisme
14/11/2012
Scène perdue
La gueule pleine de sang plus ou moins vrai, il parle encore :
Vous savez ou vous ne savez pas mais la scène, c’est l’endroit où nous les morts, on est chez nous
On a débarqué de tous les siècles depuis qu’on s’en souvient
On est bigarrés en diable, couverts de sang et plein d’amours tordues, et les plus fieffés salopards d’entre nous, même s’ils n’ont pas vécu en vrai
N’ont pas vécu en vain et d’ailleurs vivent encore
Ici nous les morts on est hantés par les vivants ou prétendus vivants, ils se la jouent un peu acteurs mais ne nous survivent pas !
Mais fondamentalement oui c’est chez nous ici, oui
Puisque c’est le seul lieu de cette civilisation où les morts reviennent, l’ultime où ils reviennent encore !
Et ici, nous, on vous reçoit, braves gens
Même si pour venir vous avez besoin de croire que c’est l’inverse et que sans vous on n’existerait pas
Alors qu’en vrai, quand vous n’êtes pas là, parce que vous croyez être vivants ailleurs, on est là quand même, nous les morts
A tel point que s’il n’y a plus de scène jamais, eh bien, ce n’est pas grave !
Parce que, public ou pas, acteurs ou non, gens importants ou point, nous sommes les fantômes sans quoi plus rien
Une armée de ressuscités pas saints du tout et qui se paient le luxe de n’être jamais morts même une fois, et pour nombre de ne s’être jamais donnés la peine de naître dans ce que vous appelez la vie – mais bon, c’est normal, de votre point de vue
Car en vérité je vous le dis, nous sommes le principe qui vous parle
Comme a presque dit Christ qui n’est pas celui que vous croyez
Puisque, que vous croyez croire ou que vous croyez ne pas croire, vous y croyez toujours, d’une façon ou d’une autre, et même si c’est plutôt d’une autre
Et donc, que je vous dis, nous sommes le principe qui vous parle et le commencement de toute chose
Parce que primo au sens le plus banal nous vous parlons et parce que secundo vous êtes parlés par nous
Car nous, morts, avons la voix active et vous, vivants, la voix passive et c’est ainsi depuis la nuit des temps
Et pour les siècles des siècles.
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07/04/2012
Golgotha picnic, de Rodrigo Garcia (2)

18:24 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, critique, théâtre, rodrigo garcia, christilla vasserot, haydn, marino formenti, jésus, christ, évangile, alain boureau, passion, résurrection, sigmund freud, dieu, guérilla, amour, ironie, jon fosse
25/03/2012
Golgotha picnic, de Rodrigo Garcia (1)

23:09 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, théâtre, critique, rodrigo garcia, golgotha picnic, bruno tackels, christ, bach, jules ii, michel-ange, lorenzo lotto
11/02/2012
... à César ce qui est à César...
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29/12/2011
D'amour et de néant
00:30 Publié dans Choses vues, ouïes, dites, Scènes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, théâtre, le souverain le diable et moi, pascal, pensées, le guern, molière, tartuffe, amour, perversion, christ, dieu, néant, nihilisme, vérité
11/10/2010
Plaisanterie

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28/04/2010
La Chanson d'amour de Judas Iscariote, de Juan Asensio

Il nous paraîtrait lourdement préférable, pour différents motifs qui ne lésinent pas à se contredire entre eux, de ne pas parler de ce livre. Témoigner de la lecture de ce livre, si c’est bien cela qu’un critique doit faire, nous obligerait à admettre d’emblée que nous ne pouvons honnêtement témoigner, ou pour le dire autrement, d’une manière apparemment paradoxale, que notre lecture est incapable de témoigner d’elle-même ; pire, que notre lecture avoue seulement que nous ne savons pas lire. Ce qui n’est pas chose très plaisante. Nous allons donc, en assumant notre peu reluisante malhonnêteté, ne surtout pas nous demander en quoi ce livre pourtant lu nous ferait admettre que nous ne savons pas lire, et banaliser, comme on dit badiner, c’est-à-dire parler à côté, ne serait-ce que pour le plaisir pervers, qui ne compense au fond rien, qu’une critique, même débile, en existe quand même. Il ne s’agit bien sûr, de façon passablement ordurière, par un tel exercice, que de faire porter au livre en question le chapeau de notre incapacité, de reporter sur lui notre entière responsabilité. Le silence, donc, eût été préférable. Mais banalisons, donc. Et poussons notre évidente lâcheté jusqu’à mettre en situation, à notre convenance, notre propre lecteur, c’est-à-dire : vous.
00:47 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, asensio, judas iscariote, christ, catholicisme, athéisme, théologie, poésie, la chanson d'amour de judas iscariote, rimbaud, lautréamont, silésius, parole
19/04/2008
Malraux est grand et BHL n'est pas sur la photo
En réponse à une internaute, suite à mon billet sur ce brave BHL :
Chère madame,
Vous me dites que j’exagère. Sans doute.
Mais c’est BHL, et non pas moi, qui, au moment de dire que la laïcité n’est pas une religion, trouve judicieux d’intituler son article : Les dix commandements de la laïcité.
A titre d’exercice, prenez les Dix Commandements de la Bible, notez-les, puis rayez ceux qui déjà n’ont plus du tout cours, ou ont tellement d’exceptions qu’ils sont sur la voie de la pure et simple caducité.
L’idée me vient d’ailleurs en vous répondant que peut-être la République ne veut pas autre chose – l’ignorerait-elle (et certes il ne faut pas compter sur des vendus à la BHL pour chasser les temples du marché, sans parler même de l’inverse…) – que la fabrication d’un grand marché global (à l’américaine) où toutes les soi-disant religions, ramenées toutes à leur plus petit dénominateur commun et toutes égales entre elles, sinon pas identiques, formeraient ensemble, et sous couvert de laïcité donc, un nouveau polythéisme – athéisme et agnosticisme inclus – s’hybridant sans cesse, dont les piliers seraient les anciens monothéismes relativisés et, comme je le disais hier, « démilitarisés ». Les fidèles, plutôt attachés à telle divinité, pourraient de temps en temps, selon les occurrences, dont certaines seront bien vite festivement et œcuméniquement conseillées, voire imposées, faire appel (ou rendre grâce ou ce que vous voulez) à telle autre n’appartenant pourtant pas à leur confession d’origine.
Un nouveau paganisme, en somme.
Lequel se trouve être, selon moi, le fantasme originel de la prétendue laïcité. La République nous revient tout droit de la Rome païenne, et la démocratie de la Grèce polythéiste (dont je ne nie bien évidemment pas les apports immenses par ailleurs). Il s’était agi, en somme, et ce mouvement avait innocemment débuté à la Renaissance, de revenir avant le christianisme…
Fantasme qui, au vu de notre époque merveilleuse, est devenu déjà son utopie, puis son idéologie, et dont la réalisation désastreuse semble en cours.
Le retour en somme de Fabre d’Eglantine et de son calendrier révolutionnaire débile, version XXI° siècle.
Et certainement aussi, de la Terreur.
Car bien sûr rien de tout cela ne tiendra.
Toute considération partisane à part, la République est bien trop faible pour tenir dans la réalité son fantasme.
Oui, Malraux avait raison, qu’il ait effectivement dit cette phrase ou non : « Le XXI° siècle sera religieux ou ne sera pas ». Mais je suis tenté d’entendre religieux ici au sens de René Girard, pour qui le christianisme justement est une sortie de la religion, c’est-à-dire au sens du religieux archaïque et de la violence mimétique, de la montée aux extrêmes et de la réconciliation de ces extrêmes sur un bouc émissaire ; religieux au sens de ce qui, paradoxalement, niant la Révélation déclenche l’Apocalypse.
Religieux au sens de pas chrétien. Au sens : d’échec de la Paix.
Le XXI° siècle (après Qui ?), en somme, est religieux et il ne sera pas.
Cordialement, etc.
23:25 Publié dans Fusées | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, religion, christianisme, malraux, girard, bhl, christ
05/04/2008
Force manque
Paroles d’un lâche :
Sans cette veste, nous ne serions toi et moi qu’animaux ; et parce que tu portes cette veste à bon droit, mon frère, à bon droit je vais t’assassiner. Ta veste est identique à la mienne, je le sais bien : seuls y diffèrent les insignes de nos dieux. Je vois à présent ton visage, et dans l’instant de métal et de feu où je te tue enfin, mon frère, je crains que nos dieux ne nous soient pas insignes, mais leurs insignes nos dieux. Ô Christ, prends pitié. Ton corps est chu et le mien non, pourtant – mystère – le mien ne l’est pas moins. Et pour le reste, Seigneur, prie-toi toi-même car moi, je n’en ai plus la force, et dévale ma fuite.
23:50 Publié dans Fusées | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, christ, dieu, mal, guerre, insigne





