27.09.2009
Néant
00:12 Publié dans Choses vues, ouïes, dites, Scènes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, théâtre, prière, néant, parole, silence, critique
24.05.2009
Banalités
Souvent – parfois ne serait pas assez –, marchant au hasard de la ville et de ses rues, des bribes de dialogues, étrangement désarrimées de toutes personnes, personnages ou même visages, flottent dans ma tête. (Peut-être que j’entends leurs voix, ou bien leur prête mentalement la mienne ; quoiqu’il me semble parfois songer à des voix féminines… Non, je ne suis pas cinglé, merci.)
Celle-ci, par exemple, l’autre jour :
00:02 Publié dans Choses vues, ouïes, dites | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, dialogues, fiction, parole, nihilisme, christianisme
23.05.2009
Théâtre de l'Europe ?

12:56 Publié dans Choses vues, ouïes, dites | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, théâtre, europe, union européenne, élections, david lescot
13.05.2009
Imago mortis
Peut-être était-ce à cause de la musique dans l’habitacle, mais le paysage plat – vert éclatant des jeunes pousses, ciel gris, champs de fleurs jaunes – rompu en son mitan par la voie romaine, m’a aujourd’hui paru relever tout à fait de la science-fiction. Je me sentais là comme chez moi, impeccablement seul, me mouvant sans effort, ne comprenant pas un mot de ce qui était chanté, dans ce paysage où je n’habite pas. Extase douce dans la matrice automobile. Une façon sans doute de sommeil.
11:53 Publié dans Choses vues, ouïes, dites | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, extase, sommeil, mort, paysage, voiture, poésie
08.05.2009
Narcissisme
La manière dont chaque matin tu parais dans ton miroir, en réalité, est très étudiée : tu ne t’y surprends jamais.
C’est en descendant de voiture, dans une vitre posée là par hasard, que finalement tu t’es vu : pas rasé, tassé, un peu voûté avec du bide, les cheveux en pétard, le teint gris du rat de bibliothèque fumeur.
En somme, c’est dans l’intimité que tu fabriques chaque matin l’image que tu veux croire que les autres ont de toi.
Et tout le reste, je le crains, est à l’avenant…
23:32 Publié dans Choses vues, ouïes, dites | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, miroir, pouvoir, image, intimité
04.05.2009
Acte III...
Remis le nez (les yeux et la main, en fait) dans mon manuscrit en cours.
Impression, en fin de troisième acte, que la pièce est finie. Du moins qu’elle est montée. Et qu’il va maintenant falloir la démonter – ce qui, d’un coup, me paraît beaucoup plus difficile. Comme une opération complexe et minutieuse d’horlogerie, dont dépendrait l’utilisation future de l’objet. Je me sens des moufles. Evidemment.
Tout se noue, paraît-il, au quatrième acte (quelqu’un m’a gentiment rappelé ça il y a peu de temps). Parce que c’est en fait le premier. Le grand démontage commence. Tout ce qui a été amené là, l’a été pour être démonté (c’est peut-être ça qui est le plus drôle, d’ailleurs).
J’ai été tellement lent à écrire, et tellement lourd et pénible, que je me dis que je devrais foncer maintenant, démolir tout à grande vitesse, comme un type qui, étant parvenu au sommet, jouerait à se casser la gueule dans la descente.
(C’est idiot. Le début de la phrase me concerne et sa fin la pièce – enfin, j’espère.)
Quoi que cela n’ait rien à voir, cette histoire de troisième acte me rappelle Tartuffe.
Tartuffe est une pièce qui finit à l’acte III, le personnage éponyme victorieux. C’est cela que certains, sans doute, ont pu voir, un seul soir, en 1664. Scandale. Les deux derniers actes, ajoutés ensuite pour défaire ce Tartuffe devenu Panulphe, n’y changeront rien : la pièce, en 1667, ne peut encore jouer qu’un soir (l’interdiction de police, assez bellement, dit que « ce n’est pas au théâtre de prêcher l’Evangile » ; l’archevêque de Paris, quant à lui, menace d’excommunication…). Ce n’est pas tant le sort final de Tartuffe, mais que simplement soit révélée son existence dans le miroir du théâtre, qui fait scandale (au demeurant et quant au monde, il est sans doute plus réaliste que Tartuffe soit vainqueur). La pièce est autorisée en 1669, les temps ont changé.
Tartuffe était peut-être cette étrangeté-là : un secret mondain.
Cela ouvre des perspectives (pour une autre fois et pour une autre pièce, qui sait ?).
00:28 Publié dans Choses vues, ouïes, dites | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, théâtre, notes de travail, tartuffe, molière, dramaturgie, évangile
21.04.2009
Disparitions (2)
Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement.
La Rochefoucauld, inspiré d’Héraclite, Réflexions ou Sentences et Maximes morales
01:26 Publié dans Choses vues, ouïes, dites, Fusées, Livres, Porcherie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, propagande, la rochefoucauld, pascal adam, loi evin, tabac
15.04.2009
Catastrophe
– Toi qui aimes les catastrophes, me dit une connaissance, tu dois être servi en ce moment.
Mais de quoi parle-t-il (sans parler même de : pour qui me prend-il ?) ? De la crise ? Des tremblements de terre ? Du Président de la République ? De quoi ? En tout cas, ça lui a l’air évident.
– Oh, moi, tu sais, je suis servi en marchant dans la rue ; et depuis longtemps.
Je ne préciserai pas.
De toute façon, j’ai décidé de causer de choses badines.
Ce soir.
– Tu crois vraiment qu’on peut voir ça simplement en marchant dans la rue.
Mais quoi, ça ?
– Ouais.
– Des fois [sic], je ne te comprends pas…
Je ne sais toujours pas de quelle catastrophe il parle ni pour qui il me prend.
Je préfère ne rien demander. Ça ne me gêne en rien, qu’il ne me comprenne pas.
Je pense seulement que cette conversation est une catastrophe et que nous marchons dans la rue.
Je ne le lui ai même pas dit. Je me suis retenu.
Ne gâchons pas ce rayon de soleil.
Je parle bien d’un rayon de soleil en vrai. Ce n’est pas une métaphore.
Une catastrophe, au fait, c’est ce qui termine.
« C'est le changement ou la révolution qui arrive à la fin de l'action d'un Poëme Dramatique, & qui la termine. » dit le Dictionnaire dramatique de La Porte et Chamfort.
Passons à la suite, si vous le voulez bien. Merci.
00:12 Publié dans Choses vues, ouïes, dites, Livres | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, théâtre, catastrophe, la porte, chamfort, dictionnaire dramatique
11.04.2009
Peur sur ma gueule
On se soigne comme on peut, dit l’alcoolique en commandant à boire.
Récapitulatif très approximatif : Romeo Castellucci, Valérie Dréville, Jan Fabre, Jeff Koons, Joris Lacoste, Fabrice Melquiot, Gildas Milin, Philippe Minyana, Olivier Py, Falk Richter ; ce qui inclut aussi Armelle Héliot, Brigitte Salino (voir Castellucci) et René Solis (voir Castellucci et Py).
Ce n’est qu’un début, poursuivons le néant…
00:05 Publié dans Choses vues, ouïes, dites, Festival d'Avignon 2009 | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, théâtre, culture, jan fabre, festival d'avignon 2009
31.03.2009
Des ciels
01:09 Publié dans Choses vues, ouïes, dites | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, ciels, effort, tourisme, printemps





