28/06/2011

Psychologie

Débacle de la banquise.jpg

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26/06/2011

Contre nous de la tyrannie...

 

fukushima, geoeye, reuters.jpg

Complexe nautique japonais mondialement célèbre pour ses piscines,

(c) Geoeye, Reuters

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23/06/2011

Une histoire parfaite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai dû signer tout à l’heure un document scolaire des plus banals et ce que ma main qui n’y réfléchissait pas a tracé, très impeccablement, c’est la signature de mon père, cette signature que j’ai enfant tant de fois imitée, moins pour tricher que parce que je la trouvais belle, avant d’en issir péniblement la mienne, plus superfétatoire encore que littéralement empruntée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19/06/2011

8 minutes (pause)

 

littérature,théâtre,duettiste,improvisation,saynète,duo comique pour homme seul,humour noir,autoportrait,8 minutes

 

 

 

 

 

Tu te fais peur, parfois ?

Je ne crois pas.

Tu n’es pas sûr ?

En effet.

Tu penses aller plus vite que tout le monde ?

Non.

Je suis étonné, tu permets.

Je ne joue plus.

Zone d’indécision ?

Ou d’indécidabilité.

C’est subjectif.

Quoi d’autre ?

Tu te trouves abject ?

C’est fugace.

Pas de mise au point.

Aucune vraiment.

Des illusions ?

Tant. Elles s’annulent.

Tu penses penser ?

Peu.

Tu es en vente libre, c’est ça.

Je facilite l’accès.

Ça donne sur quoi ?

Sur rien.

Tu pleures ?

Non.

Tu dors ?

Non.

Tu es mort ?

Non.

Ta vie est comment ?

Rien.

Tu t’énerves parfois ?

Très rarement.

Pourquoi ?

Je n’aime pas assez.

Tu mens ?

J’essaie que non.

Tu dis la vérité ?

Pas moyen.

Tu es un salopard.

C’est possible.

Des gens que tu aimes ?

Peu.

Comment t’aimes-tu ?

Peu.

Je suis ton miroir ?

Non.

Des questions ?

Non.

Des réponses ?

Aucune.

Une volonté ?

Factice.

Donner le change ?

A moi seul.

Tu tiens debout ?

Mal mais oui.

Je voulais dire physiquement.

Moi aussi.

Tu vas faire quoi ?

Attendre.

Attendre ?

Attendre.

Tu es un type fatigué.

Pas assez.

Dors !

Non.

Insomnie ?

Constance de la veille, plutôt.

A qui crois-tu parler, là ?

A différentes personnes.

Tu les connais ?

Pas toutes.

Tu les aimes ?

Pas toutes.

Tu les désires ?

Non.

Tu te mens ou leur mens ?

C’est idem.

Pourquoi ?

Pas assez d’amour, je l’ai dit déjà.

Une exception ?

Traitement des données en cours.

Tu rassures ou inquiètes, d’après toi ?

Les deux.

A qui parles-tu ici ? Réponds.

Je ne sais pas.

Tu es seul ?

Non.

Tu crois que tu es une machine.

Ce que je crois n’importe pas.

Tu décides des questions et des réponses.

Oui.

Et…

Et je ne maîtrise rien.

Temps écoulé depuis l’ouverture du fichier ?

Trois minutes et quelques. Quatre.

Tu réfléchis.

Plus maintenant.

Ça va mieux ?

Oui, je suis abruti.

Tu t’aimes plus, là ?

Un peu plus.

L’abrutissement te sied.

Pas seulement.

Quoi ?

Il me sert.

Je répète : tu parles à qui ?

Je ne sais pas.

Tu te trouves intelligent.

Pas assez. Très.

Tu veux souffrir encore.

Non. Ça arrivera. C’est tout.

Je fais quoi de tous ces signes sur la page.

Balance.

Tu es obligé de te parler.

Personne d’autre.

Tu veux quoi.

Aucune idée.

Tu es paumé.

J’ai fait pire.

C’était bien.

Non.

Tu te regardes écrire.

Oui.

Tu triches.

A fond.

Dis ce que tu penses.

Non.

Jamais ?

Parfois.

Indécidable à l’autre.

Voilà. Petite soupape.

Tu as confiance en qui ?

Confiance ?

Oui.

Aux morts.

Parce qu’ils se taisent.

Oui.

Et qu’ils répondent ce que tu veux ?

Sans doute.

On s’arrête là.

On n’a rien commencé.

 

 

 

 

 

 

 

 

18/06/2011

Composition

 

 

 

 

 

 

Dramaturgie fondamentale abrégée.

 

 

 

Ils ne comprennent pas comment ce qui s’oppose à soi-même s’accorde avec soi : ajustement par actions de sens contraire, comme de l’arc et de la lyre.

Héraclite*

 

 

 

Il n’y a pas à choisir entre les opinions : il faut les accueillir toutes, mais les composer verticalement et les loger à des niveaux convenables.

Simone Weil, La pesanteur et la grâce

 

 

 

 

 

 

(*) Fragment 125 (51), dans la traduction de Marcel Conche.

 

 

 

 

 

 

 

13/06/2011

Plein soleil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il dit :

 

Il va comme toujours bien, autour de lui dispense flegme et sourire, en apparence ne varie guère.

 

Il a déserté la chambre et couche à même le parquet du salon, dans une couverture, en chien de fusil.

 

Pas une nuit qu’il ne descende au sommeil en priant de ne pas se réveiller, car c’est là que je suis.

 

Et où je suis aussi je ne suis pas et il n’y a aucun où.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

08/06/2011

Le duettiste

duo comique.jpg

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01/06/2011

Paisible promenade autour d'Atopia (2)

atopia.jpg

Promenade tragique autour d'Atopia (1)

 

Si vous enlevez le mensonge vital à un homme ordinaire, vous lui enlevez aussi le bonheur.

Relling, dans Le Canard sauvage d’Henrik Ibsen, cité par Dag Solstad dans Honte et dignité, cité par Eric Bonnargent dans Atopia, et par moi ici

 

 

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