25/03/2009
Salopard
Imaginez qu’un écrivain puisse avoir accès phrase après phrase à ce que pensent certains de ses lecteurs, et ainsi comprendre, voire même évaluer, ce qu’ils comprennent ; et quel est leur niveau de lecture ; et en jouer.
Les commentaires sont ouverts.
Voir aussi Imbécile et OEil du cyclone.
17:20 Publié dans Fusées | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, fiction, critique, ironie, parole




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Commentaires
On n'y comprend rien, votre billet, là. il doit manquer un bout...
PS: Elles sont bien jolies vos illustrations... D'où proviennent-elles? (j'imagine qu'elles ne viennent pas d'une édition de Moby Dick, encore que...)
Écrit par : tanguy | 25/03/2009
@ Tanguy : Non, non, là, c'est complet.
Les illustrations, c'est Don Quichotte par Daumier.
Écrit par : Pascal Adam | 25/03/2009
Si c'est complet on repassera. Il restera peut-être des places pour la prochaine représentation.
Ah d'accord Daumier, merci... Eh bien, elles valent le détour.
Écrit par : tanguy | 25/03/2009
A la première lecture, ça me paraissait limpide (pardon Tanguy), et puis à la réflexion... Les certains lecteurs en question, l'écrivain les sélectionne au préalable? Les renseignements sous-tirés le sont-ils à leur insu? (ce qui ferait un jeu unilatéral) Et ces mêmes renseignements compilés, une nouvelle écriture émergerait adressée à tous ou au cas par cas l'écrivain multiplierait les écrits?
(c'est vrai que Daumier, ça déchire)
Écrit par : Emilie W. | 25/03/2009
Décidément mon ironie est pour une fois subliminale... Je m'en vais avec mes effets ratés, tel un clown résolu à se pendre ou devenir comptable.
Écrit par : tanguy | 25/03/2009
Je crois que cet écrit dont parle Pascal est un blog du tonneau de "theatrum mundi" avec commentaires ouverts.
C'est ce que j'avais compris.
Écrit par : tanguy | 25/03/2009
Imaginons qu'un lecteur puisse avoir accès à ce que pense l'auteur, et ainsi comprendre, voire même évaluer, phrase après phrase, ce qu'il écrit, et quelle est sa pensée et en jouer, après qu'il ait décidé d'ouvrir ses commentaires.
Écrit par : Sophie L.L | 25/03/2009
@ Tanguy : Attention à vous, Judas était comptable, il a fini pendu...
@ Emilie : Non, non, les lecteurs sont volontaires - comme le dit très bien le dernier commentaire de Tanguy. Mais les renseignement soutirés le sont à leur insu, sinon ce n'est pas drôle.
@ Sophie : Mimétisme & symétrie, couru d'avance. Une autre idée ?
Écrit par : Pascal Adam | 25/03/2009
@ Tanguy : Voilà, votre premier commentaire brille à présent de tous ses feux.
Écrit par : Pascal Adam | 25/03/2009
Salopard.
Ton titre est très bien. C'était la clé ?
Écrit par : Dupont | 25/03/2009
@Pascal: Justice est rendue.
Judas comptable, voilà qui est fascinant... Et je comprends mieux certaines allusions du roman de Perutz lu récemment... Ainsi que mon acharnement thérapeutique sur cette noble profession...
@Dupont:
Hum, sans vouloir vous offenser Dupont, je ne pense pas que ce soit votre vrai nom, le hasard des concaténations suggère que Dupont-Salopard sonne merveilleusement... Il faudrait trouver l'histoire correspondant à cet intitulé!
La clef était plutôt dans la notification: "Les commentaires sont ouverts" (ils ne sont pas tout gris?)
Écrit par : tanguy | 26/03/2009
"Imaginez qu’un écrivain puisse avoir accès phrase après phrase à ce que pensent certains de ses lecteurs, et ainsi comprendre, voire même évaluer, ce qu’ils comprennent ; et quel est leur niveau de lecture ; et en jouer."
Conclusion : il cesse d'écrire.
Écrit par : Sébastien | 26/03/2009
Quel chantier! Est-ce la mort de La Littérature? La promotion du bla-bla? La liberté sans limite? L'illusion du partage? L'intrusion dans une création qui demande, réclame et nécessite le secret? Tout cela à la fois? Est-ce tout ne se noie dans une médiocrité opaque? Je ne sais. Mais "si quelque chose d'idiot te rend heureux, fais-le" disent les chinois, j'ajoute surtout si ça n'ennuie personne, et si en plus ça les amuse...
Écrit par : Rodrigue | 26/03/2009
Ah oui, d'accord, plus simple que je ne me l'imaginais en définitive... Mais bon, ça commençait par "imaginez", la route me semblait ouverte et large. Alors du coup, pour participer au jeu, il faut dire ce qu'on pense... rholala...
Écrit par : Emilie W. | 26/03/2009
@ Emilie : Ne change rien...
@ Rodrigue : Très bien, la question du secret, je trouve.
@ Sébastien : Oui, il cesse d'écrire, même si, formellement, il peut indéfiniment continuer.
Écrit par : Pascal Adam | 26/03/2009
UNE IMAGE INNEE
Le poète imagine
Plutôt bien
La saveur du sourire
Qui imprègne le sens
Dont sont dépourvues
Les briques de vent
Portées par la révolution
Sous ses dessous frétillants
D'annulatrice en fève
Que la galette n'attire pas
Écrit par : gmc | 27/03/2009
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