15/12/2008
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Le spectacle pourrait commencer comme ça.
L’acteur entre en scène, s’assoit au bord du plateau et dit gentiment au public :
– Vous êtes venus écouter ce que je dis, mais ce n’est pas à vous vraiment que ce que je vous dis pourtant s’adresse ; ce que je vous dis est indifférent à qui vous êtes, individuellement ou collectivement – je ne vous connais pas et j’aurais dit à d’autres exactement la même chose ; et non plus ce n’est pas à moi que ce que je dis s’adresse. Ce que je dis, par ailleurs, n’est pas de moi. Alors quoi ?
01:33 Publié dans Fusées | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, théâtre, christianisme, verbe, acteur, parole



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Commentaires
Je trouve ça très bien. Comme Hemingway hier. C'est un commentaire d'une totale clarté. Il en faut du temps pour arriver à la totale clarté. Pas botter en touche. Pas faire son intéressante. Pas jouer au plus malin. C'est reposant d'ailleurs.
Écrit par : Sophie L.L | 15/12/2008
Merci, Sophie. Encore un peu de champagne?
Écrit par : Pascal Adam | 16/12/2008
Oui, il est très bon. Je vous confirme cet élément.
Écrit par : Sophie L.L | 16/12/2008
Alors il faut revenir à la passion de la partition.
Écrit par : solko | 16/12/2008
Oui.
Écrit par : Pascal Adam | 16/12/2008
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