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Au beau fixe, par temps calme

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Griffonné à l’aurore des cafetières, 5 h 47 à la mise à feu des turbines, seul à la terrasse d’un jardin privatif, dans un calme olympien à gazouillis d’oiseau intégré, et tandis que derrière un rideau de nuages béton-pisseux se lève tel disque solaire aujourd’hui invisible.

 

– Tu veux que je te dise, mec, franchement, si j’étais moi, je miserais pas un kopeck sur ma gueule, mais comme je suis pas du tout devin, que j’emmerde toutes les madame soleil de ce monde en vrac vendu, qu’il n’y a aucune raison que l’avenir ne soit pas une puterie à dithyrambes publicisés digne de tout ce passé derrière nous de merdoiements divers, avec bien beaux jets de sang qui nous bigarreront au mieux la tronche à millisieverts, que je me contrefous de presque tout à commencer par moi-même – comme me le fit remarquer d’un cœur léger telle âme interstellaire qui s’était fichtrement pas gourée alors et pas non plus depuis, je crois –, que la plupart des autruis valent pas la peine que je prendrais à tenter de faire l’effort de me contrefoutre de leurs gueules d’assassinés à crédit, que je n’espère pas grand-chose sinon de bientôt trouver une bonne pâte à qui démolir sa sale gueule, même métaphoriquement et presque par hasard – on trouve toujours, quand on veut, et y a jamais bien loin à chercher dans la décharge pour shooter une ordure –, et puis enfin, qu’au fond du fond, j’aime bien ce présent bel et atroce qu’on saisit jamais pour de vrai, fourgué pourtant qu’il est avec son lot à la loterie de catastrophes variées avariées, je suis assez éloigné d’être malheureux, en fait. Armé jusqu’à la gueule, ça va même plutôt bien. Et toi, au fait, vieux ?

 

Si vous y tenez vraiment ceci est une fiction.

 

 

 

 

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